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Et notre naïveté d'enfant, celle des Coco Boers et du Mistral gagnant.

Publié le par Stéphane GOMEZ

Et notre naïveté d'enfant, celle des Coco Boers et du Mistral gagnant.
Et notre naïveté d'enfant, celle des Coco Boers et du Mistral gagnant.

Madame la Ministre,

Monsieur le Député,

Monsieur le Conseiller Régional,

Monsieur le Maire,

Chers collègues élus, et je me permettrai notamment un salut particulier pour Kaoutar DAHOUM, adjointe déléguée à l'Éducation, et Jacques ARCHER, adjoint délégué au Conseil de Quartier de La Grappinière – Petit Pont,

Monsieur le Délégué Départemental de l'Éducation Nationale,

Madame la Directrice,

Mesdames et Messieurs les représentants de parents d'élèves,

Mesdames et Messieurs, Damoiselles et Damoiseaux élèves de l'école Wallon,

 

Mes propos seront brefs, comme Conseiller Général du canton de Vaulx-en-Velin hier, lorsqu'étaient signés les contrats pluriannuels qui prévoyaient des financements notamment pour cette restructuration de l'École Henri Wallon -dont nous pouvons tous apprécier ce jour la qualité-, comme Conseiller de la Métropole de Lyon aujourd'hui, qui dans la suite du Département porte les engagements financiers et les réalisations de ces contrats.

 

Il y a quelques années, lorsque j'inaugurai les Collèges Césaire puis Barbusse, je confessais qu'il y a peu de choses plus belles et plus agréables que l'inauguration d'un établissement scolaire. Neuf, restructuré ou rénové, il porte bien sûr le bilan lucide de l'état de notre société, mais aussi l'espérance de notre avenir partagé et l'espoir du futur de chacun.

 

Un établissement scolaire, ce n'est pas qu'un lieu, ce ne sont pas que des murs. Un établissement scolaire, c'est une expérience collective, celle des adultes, celle des enfants, c'est un engagement qui tend vers un but primordial : être une étape, un échelon, dans la construction des élèves, des citoyens en devenir, des individus ; être une étape, un marqueur sur le chemin de leur émancipation, vers leur bien être aujourd'hui, vers leur épanouissement demain.

 

Lorsque nous intervenons dans un établissement en activité -comme ce fut le cas avec l'École Henri Wallon, la gageure est double, car il faut refaire pendant que les élèves continuent à faire. Aussi je me permets de remercier et féliciter pour leur travail engagé et leur intelligence des situations durant ces années de réflexion et de travaux les équipes administratives, les équipes pédagogiques et sociales, les personnels techniques, les parents et tous les élèves.

 

Hier au Conseil Général comme aujourd'hui à la Métropole, nous sommes attachés à cette action d'intervention sur les quartiers en Politique de la Ville, le travail sur le quartier vécu des habitants, sur le travail en concertation avec les municipalités. La Métropole est aujourd'hui pleinement investie dans le travail engagé sur le quartier de la Grappinière, par son engagement sur les nouvelles voiries, les nouveaux espaces publics créés, le développement d'une nouvelle offre commerciale. Et je suis heureux qu'avec les anciens financements du Conseil Général sur ce groupe scolaire, la boucle puisse être bouclée par un engagement aussi sur les équipements publics, en liaison avec le travail de la Ville.

 

François Xavier PENICAUD soulignait également l'engagement du Conseil Régional en faveur de l'éducation et des quartiers en périmètres de Politique de la Ville, aussi me permettrai-je à ce titre d'avoir un salut amical pour Jean-Jack QUEYRANNE, président du Conseil Régional lorsque furent votés les crédits régionaux en faveur de la restructuration de l'École Henri Wallon, comme je me permets d'espérer que le nouvel Exécutif continuera la même politique pour les écoles et les équipements publics (je ne doute pas que la Ville de Vaulx-en-Velin ait alors quelques propositions à faire…) et en matière de Politique de la Ville.

 

Je me permets à cet tire de souligner le travail que j'avais engagé comme Conseiller Général de Vaulx-en-Velin pour une intervention sur le quartier de La Balme, travail qui se continue aujourd'hui avec la Métropole, et sur lequel nous avions débuté un travail avec Jean-Jack QUEYRANNE pour des financements régionaux. Nous sommes maintenant à l'attente d'une suite dont je ne doute pas que les propos que nous venons d'entendre nous l'annonce comme positive.

 

Je ne ferai guère plus long. Pourtant, une intervention, fut-elle brève, ne serait rien sans une citation, aussi me permettrai-je cette facilité de finir par une phrase empruntée à d'autres. Je n'en ai point trouvé de Henri WALLON, c'est paradoxal pour un pédagogue le jour où on inaugure une école en son nom ! Aussi céderai-je à une autre facilité, en reprenant une citation que j'avais déjà utilisée il y a quelques années pour inaugurer un autre établissement scolaire (chacun devinera lequel en entendant le nom de l'auteur) mais qui me semble toujours à propos pour dire ce que doit être, selon moi, une école, un lieu d'espérance et de conquêtes : « C'est quoi une vie d'homme ?, demandait Aimé CÉSAIRE (Présence Africaine), C'est le combat de l'ombre et de la lumière (…). C'est une lutte entre l'espoir et le désespoir, entre la lucidité et la ferveur (…). Je suis du côté de l'espérance, mais d'une espérance conquise, lucide, hors de toute naïveté ».

 

Restons du côté de cette espérance, restons du côté de cette ferveur lucide et de cette lucidité fervente, mais que dans ce combat vers la lumière nous conservions quand même un peu de notre naïveté d'enfant, celle des Coco Boers et du Mistral gagnant que l'on mangeait sur les bancs de nos écoles.

 

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