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Certains peuvent peut être se dire maintenant : « Inquiétons-nous, ils le feront » !

Publié le par Stéphane GOMEZ

Certains peuvent peut être se dire maintenant : « Inquiétons-nous, ils le feront » !

Madame la Maire,

Chers collègues,

Mesdames, Messieurs,

 

En guise de préalables, pour les élus Socialistes et Républicains, je tiens à noter le principe même de cette communication. Elle fait suite à une demande d'élus de l'opposition : vous aviez dit que vous le feriez dans un principe et une démarche de transparence, nous le constatons bien ce soir, vous le faites.

 

Alors maintenant certains élus trouvent que cela arrive bien tardivement, que l'attente a été trop longue. Ils auraient peut être trouvés l'attente moins longue s'ils avaient siégé régulièrement en Conseil Municipal. Et puis le temps, parfois, c'est relatif : on attend encore toujours des éléments que l'ancien Exécutif s'était engagé à rendre public. Le temps, parfois, c'est relatif…

 

À l'origine de la requête de l'opposition, son refus de la fin d'un dispositif que nous estimions coûteux et inopérant. Cette communication permet de dire clairement les choses : un coût de 780 000€ sur 8 ans, pour 20 entreprises créées dont moins de la moitié est encore en activité au bout de 3 ans. Un coût pour la Ville de 480 000€, pour 200 jeunes concernés dont moins de la moitié de Vaudais les dernières années, soit alors 150 000€ pour la Ville pour une 50aine de Vaudais. Et seulement une 60aine de jeunes qui est arrivée jusqu'à un diplôme universitaire ; « diplôme universitaire » particulier, puisqu'il n'est reconnu nulle part en dehors de la faculté qui l'octroie. Des années blanches sans formation à 50 000€ pour la Ville ; des années blanches en création d'entreprise à plus de 55 000€ pour les finances communales.

 

Chacun sait que ces dispositifs de création d'entreprise ou de requalification sont complexes et fragiles. Mais de la fragilité à un coût de 100 000€ d'argent public par entreprise viable créée, il y a un gap que nous aurions tous aimés ne pas franchir.

 

Quand vous annonciez, Mme la Maire, que vous communiqueriez sur vos choix politiques pour répondre aux interpellations de l'opposition, certains pouvaient espérer que vous rajouteriez « Ne vous inquiétez pas, nous le ferons ». Certains peuvent peut être se dire maintenant : « Inquiétons-nous, ils le feront » !

 

Nous n'avons jamais contesté l'intérêt d'un dispositif d'aide à la création d'entreprise. Plus qu'ailleurs même, dans une commune comme la notre, où l'égalité des chances initiales et par la suite est une chantier sur lequel nous devons en permanence être vigilants, tous les outils de remédiation et d'aide à l'initiative individuelle sont nécessaires.

 

Nous n'avons jamais contesté l'intérêt d'un dispositif d'aide à la création d'entreprise. Ce sont bien les modalités précises de ce dispositif là que nous contestions : la réalité des chiffres de cette communication nous donne aujourd'hui parfaitement raison.

 

Nous ne devons cependant pas abandonner ce chantier, nous ne l'abandonnons pas. Plusieurs initiatives sont en cours d'élaboration ou en poursuite, de manière partenariales, dont certaines seront rapidement annoncées dans des délibérations de début 2016. Il est important de le rappeler, pour couper court à tout procès d'intention ou toute crainte. La différence sur « l'avant » est qu'il y a un caractère politique assumé, de nous inscrire dans les dispositifs et les dynamiques plus larges, plutôt que dans une logique jusqu'alors revendiquée d'opposition à ce qui existait et fonctionnait par ailleurs.

 

La Ville doit et va continuer à soutenir l'aide à la création d'entreprise. C'est un dispositif particulier qui a été arrêté. Un dispositif que nous pensions coûteux et inopérant. C'était notre choix politique, c'est aujourd'hui -par cette communication- une réalité publiquement confirmée.

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