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Malgré les sarcasmes des uns, malgré l'indulgence des autres, et au grand dam des uns, et au grand dam des autres...

Publié le par Stéphane GOMEZ

Malgré les sarcasmes des uns, malgré l'indulgence des autres, et au grand dam des uns, et au grand dam des autres...

Monsieur le Maire,

Madame la Ministre,

Chers collègues,

Mesdames, Messieurs,

 

 

Je manquerai à tous mes devoirs si je ne disais pas, au nom de l'ensemble des élus Socialistes et Républicains, notre double joie, ce soir. Notre joie de votre nomination au Gouvernement, Mme la Ministre, chère Hélène. Notre joie de votre élection pour lui succéder dans la plénitude de ses fonctions municipales, M. le Maire, cher Pierre.

 

Permettez-moi aussi de saisir l'occasion pour adresser mes amicales félicitations à Renaud GAUQUELIN, qui sera, le temps de votre fonction ministérielle à la Politique de la Ville, le Député de notre circonscription et donc des Vaudais, mission dans laquelle il mettra, je n'en doute pas, la même énergie et la même efficacité que je lui ai vu lorsque nous siégions ensemble comme conseillers généraux.

 

L'élection en cours de mandat d'un nouveau maire n'est pas une exception. Parfois cela est annoncé parce que cela est prévu. Parfois cela n'est pas annoncé justement parce que cela est prévu. D'autres fois, et c'est notre cas, cela n'est pas annoncé parce que cela n'est pas prévu.

 

Il n'était pas prévu que notre action -que votre action en tant que Maire, Mme la Ministre-, sur ce champs précis qu'est celui de la politique de la ville, sur ce champs précis d'une politique dont le creuset fut en partie Vaulx-en-Velin, sur ce champs précis d'une politique qui fut souvent expérimentée à Vaulx-en-Velin alors que son objet même est de ne plus être dans l'expérimental et l'exceptionnel pour tendre vers l'innovant et le droit commun, que cette action permettrait si vite d'être reconnu si haut.

 

Cela dit combien, en ces presque 2 ans, notre action municipale a été observée et appréciée, même si en bousculant, ou quitte parfois à bousculer quelques vieilles certitudes et vieilles forteresses qui s'effritaient inexorablement par la base -les certitudes comme les forteresses-, pour ne laisser que le vernis de la puissance aux dépens de l'action et du service publics.

 

Depuis un mois et cette annonce ministérielle, aussi surprenante que finalement naturelle, les Vaudais que nous croisons nous disent leur joie et leur fierté, en même temps que leurs inquiétudes.

 

Cette joie, cette fierté, c'est celle, à travers Hélène GEOFFROY, de la reconnaissance du travail accompli, du travail de réflexion et des réalisations que nous semons en ce printemps du mandat pour les voir germer et donner leurs fruits quand fructidor viendra. Notre ville populaire et riche de ses diversités attendait depuis longtemps un député pour la porter haut et beau ; elle a maintenant aussi une ministre, qui dit et montre nationalement la vitalité et le caractère de notre cité, qui dit urbi et orbi ce que les Vaudaises et les Vaudais ont à offrir à notre Nation.

 

L'inquiétude, aussi, c'est celle de ceux et celles qui voient, savent et disent -malgré les rumeurs et les ragots entretenus par ceux qui s'ennuient ou ceux qui n'ont à rien à proposer sur le fond, ou malgré les procès perdus par certains, procès qui disent le Droit et qui redisent la vérité des choses !- l'inquiétude de ceux et celles qui voient, savent et disent tout ce qui se fait dans notre commune pour qu'elle soit plus agréable à vivre pour tous et par tous et qui ont peur que cela s'arrête aujourd'hui.

 

Cette inquiétude est un compliment qui vous est fait, qui nous est fait.

 

À cette inquiétude, vous avez apporté une première réponse, en réaffirmant votre volonté de retrouver par la force de l'élection en Conseil Municipal, votre fonction de Maire à la fin de votre fonction ministérielle. Celles et ceux qui vous suivent de bon ou de mauvais gré savent que vous êtes une femme de parole qui tient ses engagements. Ils savent aussi votre attachement à notre ville, à votre ville, que certains vous incitaient à abandonner après votre élection comme Députée : vous êtes restée, et cela suffit à savoir que vous ne partez pas, vous êtes Vaudaise, vous le restez, vous le resterez.

 

(Même si je note au passage avec satisfaction que maintenant certains espèrent la victoire de François HOLLANDE à l'élection présidentielle de 2017, et qu'il vous renomme Ministre, ce qui serait une double reconnaissance de votre action comme ministre).

 

À cette inquiétude, nous répondons aussi par le vote de ce soir, et le choix, pour être Maire, de Pierre DUSSURGEY. Il est l'expression de notre engagement collectif dans un projet de ville, que nous avons initié lors de la campagne municipale victorieuse, et que nous précisons et approfondissons quotidiennement avec les Vaudaises et les Vaudais, à travers les outils de démocratie participative que nous développons depuis 2 ans.

 

Depuis 2 ans, Pierre, vous avez été notre Premier Adjoint, celui qui avec précision et efficacité a rempli la mission qui lui était confiée, et elle n'est pas légère, notamment de redresser les finances pour le moins chancelantes de notre Ville. Vous êtes maintenant notre Maire et nous sommes, derrière vous et avec vous, votre majorité municipale, pour prolonger et approfondir l'action entamée. Ceux qui portent ce projet ont voté pour vous. Vous êtes le Maire d'une équipe, d'une équipe présente autour et avec vous : nous ne sommes plus dans le cycle des démissions continuent du précédent mandat, qui faisait se questionner pour savoir s'il y avait un équipage dans le navire, un navire fantôme ou un navire ivre.

 

J'avais, lors du débat sur le Budget Primitif, mis en exergue cette phrase de Léon BLUM que je reprends encore ce soir : « Toute classe dirigeante qui ne peut maintenir sa cohésion qu'à condition de ne pas agir, qui ne peut durer qu'à la condition de ne pas changer, est condamnée à disparaître ». Cette citation redit notre démarche qui se traduit dans votre élection de ce soir : notre cohésion n'est pas celle du repli stérile sur soi mais celle de l'action, que vous allez incarner dans les temps qui s'ouvrent devant nous, sur les grands boulevards que nous allons emprunter (et chacun s'amusera à aller chercher jusqu'au fond le sens de la référence).

 

Nous lisons de ci de là, nous entendons par devant ou plus souvent de derrière, que certains ne vous félicitent pas de votre élection, nous n'en sommes pas surpris : il en était de même il y a deux ans lorsque le peuple souverain s'était exprimé et avait tranché de toute la puissance de son droit de vote. Certains voudraient instiller le poison du doute : ils n'empoisonnent que ceux qui veulent encore boire leur calice, ils s'empoisonnent eux-même, jusqu'à la lie.

 

« Être contesté c'est être constaté » disait Victor HUGO dans Tas de Pierres. Nous restons persuadés, effectivement, que la vaine verbe des attaques de personnes n'est que la conséquence constatable et comptable de l'action menée.

 

Nous, nous vous félicitons et nous nous en félicitons. Certains sifflent encore ce soir le vote démocratique : nous, la démocratie, nous l'applaudissons en permanence. C'est l'Histoire de notre ville que nous continuons à écrire, que vous allez contribuer à écrire.

 

Je terminerai par cet extrait d'un poème de Black Label de Léon Gontran DAMAS dont je ne me permettrai que de corriger la fin :

« Malgré les sarcasmes des uns / malgré l'indulgence des autres / et au grand dam des uns / et au grand dam des autres / plaise à mon cœur / mis un instant à nu / d'afficher sur les murs et autres lieux de la ville / de crier à tue-tête sur les toits de la ville / à bas TOUT / vive RIEN ».

 

Continuons de crier à tue-tête sur les toits de la ville, à bas rien, vive tout, vive Vaulx-en-Velin, vivent les Vaudaises et les Vaudais !

 

 

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