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Notre projet, c'est celui de l'ouverture.

Publié le par Stéphane GOMEZ

Notre projet, c'est celui de l'ouverture.

Madame la Maire,

 

Chers Collègues,

 

Mesdames, Messieurs,

 

Au nom des élus Socialistes et Républicains j'ai dit, lors du débat sur le Budget Primitif, combien nous nous étions habitués au procès permanent en compétence. Il nous était fait avant que nous soyons élus, il nous est fait depuis que nous sommes élus, et je commence à croire qu'il nous sera encore fait bien longtemps après que nous ne soyons plus élus.

 

À un moment, la réthorique répétitive, c'est comme le comique de répétition : seuls les meilleurs comédiens parviennent à y exceller.

 

On nous dit depuis 2 ans que nous n'avons ni projet ni ambition, et quand on annonce la PPFI [programmation pluriannuelle de financements et d'investissements] pour inscrire dans le temps notre projet, on nous dit qu'elle n'arrive que tardivement (comme si on allait improviser en quelques jours ou semaines un document si important : il a fallu un an et demi à la Métropole pour que l'Exécutif réélu présente la sienne, on nous reprocherait à nous qui venions d'être élus et devions faire un état réel des choses d'avoir mis moins de 2 ans?). Et maintenant, donc, que nous présentons cette programmation pluriannuelle, on nous redit que nous avons ni projet ni ambition. Retour à la case départ.

 

De mon expérience d'enseignant en établissements de l'Éducation prioritaire, j'ai appris la certitude et la pratique de ce vieil adage : « la pédagogie est l'art de la répétition ».

 

Je vais donc me permettre de redire une fois encore qu'un projet de ville, nous en avons un. Il doit d'ailleurs différer suffisamment de celui de l'Exécutif précédent pour que les élus qui le représentent aujourd'hui ne vote pas nos budgets qui en sont la déclinaison pratique.

 

Notre projet, c'est celui de l'Éducation sous toutes ses formes, celui de l'Éducation qui émancipe individuellement (entre autre par la culture ou le soutien à une vie associative mieux accompagnée), celui de l'école autour de laquelle nous construisons une cité diversifiée, dans un urbanisme apaisé, qui mêle les fonctions, qui développe activités et équipements en parallèle et en complément des logements, qui respecte les personnalités de quartiers. Notre projet, c'est celui de l'ouverture de la ville sur la métropole et de la métropole vers notre ville, avec l'idée du corridor universitaire qui progresse, par exemple.

 

De l'ambition, nous n'en manquons pas : vous allez devoir beaucoup inaugurer sur ce mandat, Mme la Maire. Mais inaugurer des équipements qui correspondent à notre projet de ville, pas au précédent, pas à celui que les Vaudaises et les Vaudais n'ont plus voulu. C'est peut être ce qui est parfois difficile à saisir : c'est que notre projet de ville n'est pas celui de ceux qui nous ont précédé. C'est naturel en démocratie, même si on peut entendre que ce n'est pas toujours simple à apprécier.

 

Et notre projet est un projet de réalisations plutôt que de déclarations. Il faut souvent longtemps pour dire ce qu'on ne fait pas, il faut de longue déclaration pour déguiser de mots ses abandons, alors que l'on peut être rapide pour dire ce que l'on fait, car alors les réalisations peuvent se voir plus qu'elles ont besoin de s'entendre.

 

C'est sur ce simple rappel que je conclurai, en me retenant sur ce point de citer Vladimir Illitch OULIANOV pour qui les faits étaient têtus : à la fin de ce mandat, les réalisations parleront d'elles-mêmes.

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